Luthier, éleveur de porc, papetier ou encore cartonnière-lissière ! Des compétences et habiletés méconnues et parfois oubliées. Micro en main et casque aux oreilles, les équipes de Galoche sillonnent le Massif Central pour documenter les différents savoir-faire de ce territoire montagneux.
Galoche est le podcast de Qui plus est. Cette agence de communication et de gestion de médias implantée en Auvergne depuis plus de 18 ans valorise les activités des entreprises ancrées dans ce territoire. C’est dans la continuité de ce travail de mise en avant des activités locales que l’équipe a eu l’envie de développer un nouvel outil pour communiquer autour des actualités des clients et clientes de l’agence. L’idée était de créer un podcast pour transmettre les récits de ces acteurs et actrices du territoire.
Avant Galoche, il y a eu Caluche. À destination des journalistes, ce podcast est composé de plusieurs épisodes tournés en studio avec des témoignages construits sur la forme de questions-réponses. L’épisode avec Benoît Pascal, le président du World Festival Ambert, est un excellent exemple de ce premier travail de mise en valeur du lien entre culture et ruralité.
Au-delà de la communication, la valorisation d'un projet sonore
Prises d’intérêt pour cet exercice autour du sonore, plusieurs membres de l’équipe se sont formées pour transformer cet outil de communication en un podcast de terrain. Pour ce faire, cinq membres de Qui plus est ont suivi une formation spécifique et adaptée avec Elson, le Sprint Podcast Entreprise. Durant ce temps d’apprentissage, Elson est venu dans les locaux de l’agence à Clermont Ferrand pour accompagner l’équipe dans la formulation de leurs envies afin de passer de l’idée au concret. En même temps que le format du podcast s’est affirmé, qu’une stratégie éditoriale et durable s’est dessinée, Caluche a mué pour devenir Galoche. Pour les non-initié.e.s, “galoche” est une expression du cantal pour désigner une chaussure traditionnelle. Ce nouveau nom illustre alors à merveille le déplacement réalisé par l’équipe : le passage du studio au terrain, la transformation en un format plus adpaté l’interview au reportage, l’association d’une mission de communication au plaisir de l’ouvrage sonore.
Le podcast, un formidable outil de valorisation du territoire
Lors d’un entretien téléphonique, Lucie Lefevre, une des coordinatrices de Galoche résume la ligne éditoriale du podcast : “L’objectif, c’était de montrer un nouveau regard sur ce territoire et de faire un support qui n’est pas vieillissant. Ce sont des rencontres avec des passionné.e.s dans leur univers. C’est-à-dire qu’on ne les fait pas venir dans un studio uniquement pour nous parler de ce qu’ils aiment faire, on va à leur rencontre. On va dans leur atelier, dans leur ferme, on va chez eux pour qu’ils nous racontent leur histoire, leur vision de leur territoire. Et voilà, transmettre leur passion.”.
C’est par cette impulsion que les auditeurs et auditrices de Galoche ont pu découvrir Claire arboricultrice dans le Bourbonnais ou Jean-Pierre Klein sabotier à Marcolès dans le Cantal. Ce travail de visibilité et de collecte de témoignages ont amené plusieurs structures du territoire a développé leurs propres podcasts en partenariat avec Qui plus est. Par exemple, Folklor du World Festival Ambert et Un Foin c’est tout lors du Sommet de l’élevage ont vu le jour.
Galoche, un projet qui s'épanouit dans le collectif
La force de Galoche réside dans le collectif. Il n’y a pas une seule personne qui porte le projet mais plusieurs membres de l’agence Qui plus est. Cette autonomie permet de continuer à prendre du plaisir tout en offrant à chacun et chacune la possibilité de se partager la charge de travail. Actuellement, on retrouve Lucie et Tifenn attachées de presse qui forment leurs collègues Manon et Margot, ainsi que Fanny rédactrice de l’agence. Chacune choisit les sujets qu’elles veulent traiter, chacune est responsable d’un épisode, du choix du sujet au montage final. Néanmoins, elles ont une volonté commune de couvrir tout le territoire du massif central et de se limiter à l’Auvergne. Ici, il y a la volonté de penser les limites naturelles du territoire plutôt que les frontières régionales.
Lorsque l’on demande à Lucie ce que l’on peut souhaiter à l’équipe de Galoche :
“Que le projet dure et qu’il permette aussi de valoriser encore davantage ce territoire qui est dans une diagonale du vide, qu’on dénigre un petit peu.
Et du coup, pour ça, que les gens écoutent, que ça les intéresse !”.
Et c’est tout ce qu’on leur souhaite !
👉 Pour écouter et suivre le travail de Galoche :